Quando dicevo che il patto di stabilità era stupido mi davano tutti torto, ora mi danno tutti ragione

Ue: Prodi, lo dicevo 10 anni fa che Patto stabilità è stupido. “Allora mi davano tutti torto, ora mi danno tutti ragione”

(ANSA) – Roma, 25 marzo – “Quando io dicevo che il Patto di stabilità era stupido, allora mi davano tutti torto. Adesso dopo dieci anni tutti mi dicono ‘avevi ragione’. La politica vuol dire tener conto della realtà delle cose. Si è voluto costruire invece un’ Europa formale“. Lo ha detto stamani Romano Prodi a Unomattina.

Per l’ex presidente della Commissione europea ed ex premier italiano, “il problema dell’ Europa non è una Unione europea spendacciona. Il bilancio dell’Ue è meno dell’1% del pil europeo. Il problema è che non c’è solidarietà europea. Il difetto non è delle istituzioni europee, ma è dei singoli stati, che adottano una politica nazionale e non una politica di interesse comune“.

“Credo che avremo delle elezioni europee difficili – ha concluso Prodi -. Ma so anche che quando si arriva vicini al burrone, c’è una saggezza dei popoli che fa tornare indietro. Arrivati al punto ‘sì o no’, tutti sanno che il nostro futuro senza l’ Europa non esiste“.

(ANSA). SEC 25-MAR-14 08:01

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«La France sera en minorité si elle n’est pas le levain de l’Europe»

Article publié le 18 Octobre 2002 sur Le Monde par Propos Recueillis, Arnaud Leparmentier, Laurent Zecchini

Le ministre français de l’économie, Francis Mer, a dit que la politique budgétaire se décidait dans les capitales. Qu’en pensez-vous ?

Avec l’euro, si vous avez des divergences économiques entre les pays, il n’est pas possible de modifier les taux d’intérêt et de dévaluer la monnaie. Dans ce contexte, l’idée d’avoir des politiques économiques différentes est tout à fait folle. Quand vous avez la même monnaie, vous pouvez avoir des taux d’inflation différents pendant un an mais pas pendant trois ou quatre années. Le pacte de stabilité, c’est la façon d’être ensemble dans la même monnaie.

Le pacte de stabilité doit pouvoir évoluer avec la croissance ?

Mais nous avons proposé des flexibilités nouvelles (en reportant de 2004 à 2006 la date de l’équilibre des finances publiques, et en demandant en contrepartie aux Etats de réduire chaque année de 0,5 % du PIB leur déficit structurel). Il n’est pas possible d’avoir des politiques divergentes. Je suis convaincu que la coordination des politiques économiques sera bientôt voulue par tous les Etats-membres. Mais le réalisme d’aujourd’hui, c’est le pacte de stabilité. Nous l’avons rendu plus intelligent. Mais s’il n’y a pas de limite de 3 % des déficits publics, on ne pourra éviter les grands dérapages.

Avant l’euro, un pays peu rigoureux subissait une hausse des taux d’intérêt et risquait une dévaluation de sa monnaie. Aujourd’hui, où est le gendarme dans le système ?

C’est la coordination des politiques économiques, c’est le pacte de stabilité. C’est le minimum du minimum. Le pacte de stabilité est imparfait, c’est vrai, parce qu’il faut avoir un outil plus intelligent, et plus de flexibilité, mais vous savez bien que si nous voulons flexibilité et intelligence, il faut avoir l’autorité.

Vous l’avez ?

Non, c’est clair que non, personne n’a l’autorité. C’est le problème.

Les marchés financiers avaient plus d’autorité ?

Oui. Dans l’euro, il n’est pas logique d’avoir la direction sans avoir de guide pour la suivre. On ne peut pas avoir une Europe florissante, forte, en croissance, sans pouvoir ajuster ses décisions selon les moments. Je sais très bien que le pacte de stabilité est stupide, comme toutes les décisions qui sont rigides. Si on veut ajuster celles-ci, il faut avoir l’unanimité, et cela ne marche pas. Il ne suffit pas d’avoir l’intelligence, nous l’avons. Il faut aussi le pouvoir de décider.

On a parfois le sentiment qu’il y a, au sein de la Commission, qui vient d’attaquer EDF, une logique à viser les services publics, qui, en France, fonctionnent bien…

Je connais bien le niveau d’efficacité des services publics français et l’attachement que leur portent les Français. Je ne suis pas stupide pour penser qu’il faut les jeter à la poubelle. C’est la force de la France, et il serait bon que des pays imitent cette efficacité. Simplement, pour garantir le maintien de ce type de services, il faut avoir des règles claires qui ne suscitent pas des réactions négatives dans d’autres pays (EDF a suscité un tollé en rachetant des entreprises dans toute l’Europe), et qui respectent les règles de la concurrence.

Le président Jacques Chirac et le chancelier allemand, Gerhard Schröder, on indiqué qu’il leur sera difficile de se mettre d’accord sur les aides agricoles avant le sommet européen de Copenhague, en décembre, qui doit permettre l’entrée de dix nouveaux pays dans l’Union. Avec cette incertitude, croyez-vous que le calendrier de l’élargissement sera respecté ?

Oui, je le pense vraiment. Il n’y a pas seulement l’obstacle de l’agriculture, mais aussi le référendum irlandais, et la crise du gouvernement néerlandais, qui n’a pas de conséquence formelle, mais l’inquiétude accroît. Malgré tout, il est trop tard pour arrêter le processus de l’élargissement. Nous sommes allés très loin dans cette voie, et un arrêt aurait des conséquences très graves. La Commission n’a pas caché qu’il y avait encore des difficultés dans les pays candidats, mais nous pensons que celles-ci peuvent être surmontées. Ces pays n’entrent dans l’Union qu’en 2004 et nous avons prévu une stratégie d’accompagnement pour les aider. Ils sont sur la bonne route, il faut qu’ils continuent.

Quelles conséquences auraient un “non” lors du référendum irlandais ?

Ce serait un cataclysme. Le processus s’arrêterait. A Copenhague, nous prenons deux jours de vacances, ainsi qu’à Bruxelles. Bien sûr que du point de vue politique, l’élargissement restera nécessaire. Mais nous ne pouvons pas arriver à l’élargissement avec un deuxième “non” irlandais.

La réforme institutionnelle est en cours, celle du financement de l’élargissement n’a pas encore été abordée, comment avec de telles incertitudes convaincre les Européens qui sont sceptiques sur l’élargissement, notamment les Français ?

En politique, ce n’est jamais la décision parfaite qui s’impose, mais le meilleure… L’alternative du non-élargissement serait un désastre politique et économique pour l’Europe. Tous ces pays se sont préparés, ont investi, politiquement, économiquement… Vous imaginez la déception et la tension qui résulteraient d’un report de l’élargissement ?

Mais si l’arrivée de ces pays doit contribuer à rendre l’Union ingérable, où est le progrès ?

Le fait que l’Europe passe de 15 à 25 membres n’entraînera aucune difficulté supplémentaire. A Quinze, il faut déjà changer de fond en comble nos procédures de décision. La paralysie est déjà là. En Europe, pour faire de petites réformes, il faut attendre des décennies. Nous voulons être une puissance économique mondiale, mais nous sommes incapables de faire aboutir une loi sur le brevet communautaire, ou les marchés financiers ! On avance, mais si lentement, avec une vitesse qui n’est pas celle du monde. Et cela n’a rien à voir avec l’élargissement. En deux mots : la situation ne peut guère être pire, plus paralysée, qu’aujourd’hui ! J’espère que l’élargissement va nous pousser à prendre des décisions.

Les Français et les Allemands sont actuellement peu tournés vers l’Europe. Sans eux, la politique européenne peut-elle aller de l’avant ?

Il n’y a pas de futur de l’Europe sans une alliance forte de l’Allemagne et de la France. Ce n’est pas nouveau, mais c’est encore plus vrai aujourd’hui que dans le passé. La Commission fera tout son possible pour avoir un dialogue ouvert avec ces deux pays. Mon désir est que la France s’engage davantage en Europe. Parce que c’est cela le problème. Ce n’est pas d’avoir des conflits avec la France. J’ai dit souvent à Chirac, Jospin, Raffarin, Villepin maintenant, que dans les pays de l’élargissement on me demande souvent “où est la France ?”. Avec l’Allemagne, il y a des problèmes, mais nous avons un vrai dialogue. Mon problème ce n’est pas d’avoir des problèmes avec la France, c’est d’en avoir trop peu !

Hubert Védrine a dit récemment que, dans l’Europe à 25, la France risque d’être mise en minorité.

Il a raison Védrine : la France sera en minorité si elle n’est pas le levain de l’Europe.

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Dati dell'intervento

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Categoria
marzo 25, 2014
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